Prix de l'immobilier neuf : le coût au m² dans les principales agglomérations françaises

Vous envisagez de faire l’acquisition d’un bien immobilier neuf ? Découvrez le prix de l'immobilier neuf dans les principales villes de France.

Le dernier baromètre LPI-SeLoger concernant l’immobilier neuf est paru en avril 2020. D’après cette étude, les prix du neuf continuent d’augmenter rapidement.

Immobilier neuf : une hausse des prix toujours soutenue

Mesurant l’évolution sur un an du prix de l'immobilier neuf, le baromètre LPI-SeLoger fait le constat d’une hausse soutenue des prix du neuf : au global, cette hausse atteint +3 % (soit un prix de 4 566 € au m2 en moyenne).

Lorsqu’on s’intéresse au type de logement, on constate que le prix des appartements neufs a enregistré la plus forte hausse : +3,3 % (5 286 € au m²) alors que la progression pour les maisons neuves est un peu moins forte : + 1,4 % (2 699 €au m²). Il convient toutefois de rappeler que ces chiffes ont été calculés avant la première période de confinement. Or, cette dernière s’est traduite par un regain d’attractivité des maisons disposant d’un extérieur (terrasse, jardin).

Bon à savoir

Le baromètre LPI-SeLoger prend en compte le prix/m² signé. Il s’agit du prix de vente arrêté au moment du compromis. Il ne doit pas être confondu avec le prix/m² affiché, qui peut différer du prix/m² signé dans l’immobilier ancien.

Le prix au m² neuf tiré par une demande dynamique

La bonne tenue des prix immobiliers neufs s’explique par deux facteurs principaux :

  • D’une part, une demande toujours aussi dynamique. Une récente enquête menée par SeLoger et l’Observatoire du Moral Immobilier (OMI) indique que 13 % des futurs acheteurs opteront pour un logement neuf. Les acheteurs se laissent de plus en plus convaincre des avantages du neuf, notamment en matière de performance environnementale, et la valeur verte de ces logements est très appréciée, en particulier des jeunes acheteurs. Dans un contexte de crise économique et de forte volatilité boursière, on assiste également à une forte demande de la part des investisseurs. Ceux-ci soutiennent ainsi également la demande.
  • D’autre part, une offre encore insuffisante pour satisfaire tous les besoins, notamment dans les grandes villes. Le manque d’offre sur le marché du neuf pourrait d'ailleurs se prolonger pendant encore quelques mois, alors que les élections municipales de 2020 ont pu avoir pour effet de ralentir l’obtention de certains permis de construire.

Le prix de l'immobilier neuf au m² par ville

Les ventes se maintiennent à un haut niveau, en particulier dans les grandes villes. C’est ce que révèle une autre enquête, réalisée par le Laboratoire de l’Immo en juin 2020.

D’après cette enquête, le prix moyen des appartements neufs a augmenté de :

  • +7,0 % à Lille (3 905 €)
  • +5,9 % à Marseille (4 695 €)
  • +4,5 % à Rennes (4 622 €)
  • +3,8 % à Lyon (6 148 €)
  • +3,1 % au Havre (3 395 €)
  • +2,9 % à Nice (5 660€)
  • +2,7 % à Toulon (4 458€)
  • +2,5 % à Montpellier (4 755 €)
  • +2,2 % à Nantes (4 795 €)
  • +1,6 % à Toulouse (4 245 €)
  • +1,5 % à Strasbourg (4 321 €).

Dans les autres grandes agglomérations, le prix au m² dans le neuf est globalement stable. Il se stabilise ainsi à 4 831 € à Bordeaux (+0,6 %) et 3 927 € à Grenoble (+0,8 %). A Paris, le prix moyen du neuf s’établit à 12 414 €/m² (-0,2 %).

Prix de l'immobilier neuf : quel impact pour la crise sanitaire et le confinement ?

A quoi va ressembler l’avenir ? L’étude menée par SeLoger et l’OMI apporte un début de réponse. « Après le choc du confinement, la crainte d’une baisse des prix s’éloigne désormais dans la psychologie des vendeurs (37%seulement des vendeurs partagent cet avis alors qu’ils étaient 52% en avril) et ils misent désormais majoritairement sur la stabilisation des prix (45% vs 38% en avril). Seulement 18% (vs 10% en avril) pronostiquent une hausse des prix dans les 6 prochains mois. », affirment les auteurs de l’étude.

Les prix de immobilier neuf ne devraient donc pas chuter à très court terme. Et à moyen terme ? Là encore, l’étude réalisée post-confinement se veut rassurante : les acheteurs « sont désormais 1 sur 5 à anticiper une légère hausse des prix dans les 6 prochains mois (21% vs 14%) alors que pendant le confinement ils étaient 55% à miser sur une baisse des prix. »

Si la crise sanitaire a pu ralentir certaines transactions, les chantiers ont tourné au ralenti et l’offre d’immobilier neuf n’est toujours pas à la hauteur de la demande, laissant ainsi envisager une possible hausse des prix du neuf.