Quel type de bien un senior peut-il louer ?

L’avancée en âge se traduit très souvent par l’apparition de nouveaux besoins. Services à domicile, restauration, instants de convivialité : emménager dans une maison pour seniors peut permettre de répondre à ces nouvelles demandes qui émergent.

Mais comment choisir entre résidence médicalisée et non médicalisée ? Pourquoi faire le choix d’habiter en résidence services ? Où trouver une solution de logement adaptée ? Plus d’explications dans cet article.

Comment trouver un logement quand on est à la retraite ?

 

De nombreux retraités choisissent de changer de région (par exemple, pour se rapprocher du littoral ou des massifs montagneux) au début de leur retraite. Il s’agit alors d’une mobilité géographique motivée par des envies de villégiature.

Au fur et à mesure de l’avancée en âge et de l’apparition des premiers signes de fragilité, la question du logement prend cependant un sens différent. De nouveaux besoins apparaissent, notamment en termes de sécurité, d’accessibilité et d’accès aux services à domicile et aux soins.

Dès lors, plusieurs solutions de logement sont envisageables :

  • La personne âgée peut décider, si son état de santé et son degré d’autonomie le permettent, de rester dans sa résidence principale actuelle. Elle peut éventuellement entreprendre des travaux d’adaptation du logement afin de retarder le moment où elle aura – peut-être – besoin d’emménager dans une résidence spécialisée. Le panier d’aides proposé par le gouvernement devrait d’ailleurs prochainement évoluer avec la création de MaPrimeAdapt’ qui, sur le modèle de MaPrimeRénov’ dans le domaine de la rénovation énergétique, fusionnerait plusieurs aides existantes. Pour vous renseigner sur les différentes aides à l’adaptation du logement, vous pouvez notamment consulter le site de l’Agence nationale de l’habitat (Anah) ou bien contacter votre caisse de retraite.

 

  • La personne âgée peut également choisir d’emménager dans une petite unité de vie afin de rompre l’isolement. La loi Elan du 23 novembre 2018 crée ainsi l’habitat inclusif. Cette solution de logement est définie, sur le portail d’information officiel Pour-les-personnes-agees.gouv.fr, comme « une solution de logement pour les personnes âgées et les personnes handicapées. Cette forme d’habitat constitue une alternative à la vie à domicile isolée et à la vie collective en établissement. Les habitants y vivent dans des logements privatifs, tout en partageant des espaces communs et un projet de vie sociale ». Ce mode d’habitat regroupé peut recouvrir des réalités très différentes (béguinages, habitat participatif…). L’accent est mis sur le lien social, mais l’offre de services n’y est pas toujours très développée.

 

  • La résidence services seniors constitue une véritable alternative au domicile traditionnel. Cette catégorie de résidence services est constituée d’un ensemble de logements autonomes avec, au rez-de-chaussée, des locaux d’exploitation qui peuvent être assez variés selon les concepts (restaurant, salon, bibliothèque, salle de sport…). La plupart du temps, les résidents sont locataires de leur logement et paient un loyer dans lequel sont inclus des services de base. Ils peuvent, en plus, consommer des services sous forme de forfaits ou bien à la carte. Ce type d’habitat favorise la convivialité et est particulièrement adapté à la prévention de la perte d’autonomie, dans la mesure où son offre intègre des activités de stimulation physique et cognitive, des instants de partage… Attention, ce type de structure n’emploie pas de personnel médical ni paramédical. En revanche, il reste possible de faire appel à des intervenants libéraux (infirmier, kinésithérapeute…), comme au domicile classique.

 

  • La résidence autonomie constitue, d’une certaine manière, le pendant social de la résidence services seniors qui, elle, est 100 % privée. La plupart du temps, les murs de la résidence autonomie sont détenus par un bailleur social et l’exploitation est confiée à un organisme public, comme le centre communal d’action sociale (CCAS). Ce type de résidence se caractérise par des logements et des espaces communs plus petits qu’en résidence services seniors. L’offre de services y est également moins développée, même si elle a évolué positivement depuis l’adoption de la loi relative à l’adaptation de la société au vieillissement du 28 décembre 2015. Ce texte a en effet créé un forfait autonomie destiné à financer un enrichissement de l’offre, notamment sous l’angle de la prévention. Si la population des résidences autonomie est comparable à celle des résidences services seniors du point de vue de l’âge et de l’autonomie, il s’agit le plus souvent d’un public aux revenus plus modestes.

 

  • Enfin, si le degré d’autonomie de la personne le nécessite, il est possible d'envisager un séjour dans une maison de retraite médicalisée. Ce type d’établissement est également appelé Ehpad (Établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes). Ici, le type de logement proposé n’est pas un appartement, mais une chambre d’une vingtaine de mètres carrés. Un médecin coordinateur, des infirmières et des aides-soignantes sont présents sur place pour accompagner les résidents dans les actes de la vie quotidienne et la prise de médicaments. La tendance est à la médicalisation accrue des Ehpad, réservant ce type de structures aux personnes en situation de dépendance, voire de très grande dépendance.

 

maison a louer pour senior

Quelle différence entre résidence services seniors et maison de retraite ?

 

Une résidence services seniors est constituée, d’une part, d’un ensemble de logements (du T1 au T3) et, d’autre part, de locaux d’exploitation.

Son fonctionnement diffère de celui d’une maison de retraite médicalisée dans la mesure où :

  • Elle est financée à 100 % par les résidents, qui paient un loyer et des services. Elle n’est ainsi pas financée par la collectivité, contrairement aux Ehpad qui perçoivent des dotations des pouvoirs publics (agences régionales de santé et conseils départementaux). Dans un Ehpad, le reste à charge du résident correspond à la partie hébergement (loyer et restauration). Dans une résidence services seniors, le résident paie un loyer global qui intègre le loyer en lui-même, les charges locatives, mais aussi une contribution pour l’accès aux espaces communs et aux éventuelles animations.

 

  • Elle n’emploie pas de personnel soignant. Elle n’est par conséquent pas habilitée à délivrer des soins. « Les occupants peuvent faire appel aux divers dispositifs conçus pour prévenir la perte d'autonomie et faciliter le maintien à domicile, dans les mêmes conditions que pour tout autre domicile : aides à la personne, SSIAD (services de soins infirmiers à domicile)… », rappelle le portail Pour-les-personnes-agees.gouv.fr. De son côté, un Ehpad reçoit de l’Assurance maladie une dotation soins qui lui permet de rémunérer plusieurs profils soignants, ainsi qu’un médecin coordinateur selon le mode de financement choisi.

 

  • Elle comporte des locaux communs plus diversifiés qu’en maison de retraite (salle de cinéma, piscine, salon de beauté… en fonction des résidences). Les résidences Ovelia, par exemple, proposent l’accès à un restaurant, une piscine ou un espace balnéo, un salon de coiffure/esthétique ou encore un espace laverie.

Quel budget pour une résidence seniors ?

 

Le budget pour habiter en résidence seniors est très variable et dépend :

  • De l’emplacement (qui impacte le niveau de loyer)
  • Du type de logement (surface, nombre de pièces, exposition, étage…)
  • Du niveau de standing de la résidence
  • De la liste des services souscrits par le résident

D’après le site SeLoger, le tarif pour un T1 ou un studio se situerait autour « de 600 à 1 500 € pour environ 30 à 40  ». Le budget mensuel moyen serait « de 800 à 2 600 € pour environ 45 à 55  » pour un T2 (ou 2 pièces), et « de 1 200 à 2 800 € pour environ 60 à 70  » pour un T3 (ou 3 pièces). « Dans la grande majorité des résidences seniors, des services (restaurant, blanchisserie, petits travaux, etc.) proposés à la carte ou au forfait peuvent venir compléter ce loyer mensuel », précise le site spécialisé dans l’immobilier.

Dans une résidence services seniors, le résident peut percevoir des aides dans les mêmes conditions qu’au domicile classique. Il peut notamment recevoir l’aide personnalisée au logement (APL) versée par la Caisse d’allocations familiales (CAF) et l’allocation personnalisée d’autonomie (APA) attribuée par le département sur la base d’un plan d’aides.

Les aides auxquelles vous avez éventuellement droit vous sont versées directement, et non à la résidence.


Quel âge pour habiter en résidence seniors ?

 

Il n’y a pas d’âge limite pour vivre en résidence services seniors : tout dépend du degré d’autonomie du résident. Les résidences services seniors ne disposent ainsi pas de l’encadrement soignant nécessaire pour accompagner les pathologies neurodégénératives, telles que la maladie d’Alzheimer. Ce type d’accompagnement nécessite des moyens spécifiques qui justifient un séjour en Ehpad.

D’après un récent rapport consacré par un think tank au secteur des résidences seniors, « la moyenne d’âge des résidents y est bien plus élevée que ce que l’on peut imaginer ». D’après ce rapport, l’âge moyen d’entrée en résidence services seniors « est en effet de 80 ans, soit 5-6 ans de moins seulement que ce qui se constate en Ehpad ».

Où trouver une résidence seniors ?

 

Il existe des résidences seniors un peu partout sur le territoire, même si celles-ci se sont surtout développées dans les zones les plus touristiques, comme la côte Ouest ou la Côte d’Azur. Pour trouver la résidence la plus proche de chez vous, il vous suffit de sélectionner un exploitant et de consulter la liste de ses résidences sur son site Internet.

Avec sa marque de résidences services seniors Ovelia, VINCI Immobilier propose des espaces et une offre de services pour permettre aux seniors de profiter de leur temps et de se simplifier la vie.

Si cette offre constitue une bonne opportunité pour y vivre, sachez qu’il est également possible d’investir en résidence seniors. Le LMNP résidence seniors fait l’objet d’une fiscalité avantageuse, et permet ainsi à l’investisseur de cumuler les avantages de la location meublée non professionnelle avec les atouts de la loi Censi-Bouvard.